Victor Frankenstein, poussé par le désir de transcender les limites naturelles, assemble une créature humanoïde à partir de matière inanimée. Horrifié par sa création, il l'abandonne, incitant l'être à chercher vengeance pour son isolement. Le récit suit les conséquences catastrophiques de ce lien brisé, passant de l'Arctique glacial aux sereines Alpes suisses, alors que le créateur et la créature sont enfermés dans une quête mutuelle de ruine.
Conclusion
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L’angoisse de ces réflexions était intense, car il découvrit que le chagrin ne faisait que croître avec le savoir. Il admirait les vertus et les manières douces des habitants du cottage, mais il comprit qu’il était exclu de toute relation avec eux. Les paroles douces d’Agatha, les sourires de Safie et les conversations de Felix n’étaient pas pour lui. D’autres leçons concernant les liens humains de la famille — l’affection du père pour le nourrisson et les soins de la mère — approfondirent son désespoir. Il réalisa qu’aucun père n’avait veillé sur ses premiers jours, et qu’aucune mère ne l’avait béni de ses sourires. Il n’avait pas de passé, pas de proches, et aucun être qui lui ressemblât. La question récurrente de son identité — qu’était-il ? — ne pouvait recevoir de réponse que par des gémissements, le laissant dans un vide aveugle d’isolement.
Le savoir nouvellement acquis de la créature l’avait éveillé à sa misérable isolation, mais il restait ignorant des circonstances qui avaient conduit ces âmes si douces à leur humble demeure. Son éducation allait bientôt s’étendre au-delà de la langue et de l’histoire, tandis que se déroulait devant lui l’histoire de la chute de la famille De Lacey, de la prospérité à la ruine.
La créature apprit que le vieil homme, De Lacey, descendait d’une bonne famille française et avait vécu pendant de nombreuses années dans l’aisance et le respect. Son fils, Felix, avait servi son pays, et Agatha figurait parmi les dames de distinction. Leur ruine fut causée par le père de Safie, un marchand turc devenu odieux au gouvernement français et condamné à mort sur de fausses accusations. Felix, présent au procès, fut horrifié par cette injustice et jura de délivrer le prisonnier. Il communiqua avec le marchand à travers une fenêtre grillagée, et bien que Felix eût rejeté les offres de richesse, il fut captivé par la charmante Safie, qui exprimait sa gratitude par des gestes. Le Turc promit la main de Safie pour assurer l’aide de Felix.
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