Lorsque M. Utterson, un avocat londonien, apprend que son vieil ami le Dr Jekyll a secrètement légué tout son bien au détestable M. Hyde, il se lance dans une enquête qui le mène de portes embuées au meurtre et enfin à une terrible révélation : Jekyll a été chimiquement transformé en son propre alter ego plus sombre, pour découvrir qu'Hyde devient plus fort à chaque émergence tandis que la drogue qui le maintient échoue lentement. Les conséquences de jouer à Dieu avec sa propre âme se déploient avec une inexorable fatalité vers une conclusion où aucun des deux soi ne survit intact.
La porte, arrachée violemment de ses gonds, tomba vers l’intérieur, et les assiégeants, s’attendant à de la violence, ne trouvèrent que le silence et une scène de vie domestique — un feu qui brûlait, une bouilloire qui chantait, le service à thé dressé comme pour un visiteur qui n’arriverait jamais. Pourtant, leur soulagement momentané fit place à l’horreur lorsqu’ils découvrirent le corps de Hyde affalé sur le sol, ses traits crispés dans une grimace finale d’agonie, un flacon à moitié vide de poison à côté de lui. Jekyll ne se trouvait nulle part dans le cabinet, et leur fouille allait bientôt révéler les horreurs que la pièce contenait vraiment.
Les assiégeants reculèrent de la porte qu’ils avaient forcée, surpris par le silence qui suivit leur violence. Le cabinet devant eux semblait étrangement domestique — le feu crépitait dans l’âtre, la bouilloire chantait, le service à thé était disposé à côté d’un fauteuil, des papiers empilés soigneusement sur le bureau. Seules les vitrines de produits chimiques laissaient entrevoir quelque chose d’inhabituel.
Puis ils aperçurent le corps. Il gisait, tordu au centre de la pièce, tremblant encore d’une vie qui s’éteignait. Ils le retournèrent et découvrirent le visage d’Edward Hyde, son corps englouti dans des vêtements appartenant à un homme plus grand. Le verre brisé dans sa main et l’odeur d’amande amère narraient l’histoire : du poison, auto-administré. Utterson déclara qu’il était trop tard, soit pour le sauver, soit pour le punir.
La recherche de Jekyll s’avéra inutile. Le théâtre, le couloir, les sombres placards, la cave — tout était vide. De la poussière tombait des portes de placards restées closes pendant des mois ; des toiles d’araignée scellaient l’entrée de la cave. Poole martelait le sol, persuadé que son maître était enterré sous les dalles. Mais Utterson découvrit la porte de la rue verrouillée, sa clé gisant à proximité — brisée en deux et déjà rouillée aux cassures. Aucun des deux hommes ne pouvait expliquer comment quiconque était entré ou sorti.
Ils retournèrent examiner le cabinet de plus près. Du sel blanc mesuré sur des soucoupes en verre suggérait un travail chimique interrompu en cours d’expérience — la même substance que Poole avait livrée d’innombrables fois. Près du feu reposait un texte religieux que Jekyll avait autrefois prisé, ses marges maintenant barbouillées de blasphèmes de sa propre main. Un miroir debout avait été tourné face au mur, comme si ce qu’il reflétait était trop terrible à voir. Utterson se demanda ce que Jekyll — pas Hyde — avait pu vouloir d’un tel objet.
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