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Bibliothèque de livres pour garçons et filles ; un plan pratique de construction du caractère, Volume I (sur 17) Plaisir et réflexion pour les jeunes enfants

Le tome I d'une anthologie en dix-sept volumes réunit poèmes, fables, contes de fées et histoires tendres d'auteurs appréciés, afin de distraire les jeunes lecteurs tout en semant les premières graines du caractère et de l'imagination.

Various · 2008 · 7 min

« Song of the Pear Tree » se construit couche par couche : branche, brindille, nid, œuf, oiseau, plume, lit, bel enfant, enchaînés dans des propositions emboîtées toujours plus longues. « There is the Key of the Kingdom » joue l’inverse, s’ouvrant d’une clé vers un royaume, une ville, un bourg, une rue, une ruelle, une cour, une maison, une chambre, un lit, un panier, des fleurs, puis se repliant vers l’intérieur.

« Cock-Alu et Hen-Alie » de Mary Howitt est le plus long conte moral du chapitre, avec un coq qui chante et se vante bien plus qu’il n’agit. À quatre heures du matin il réveille la paroisse pour montrer sa dévotion à sa petite femme ; quand Hen-alie s’étouffe avec un haricot, il part chercher de l’eau à la source d’argent dans le Bois-aux-Hêtres, recueillie pendant que la rosée y est encore. En chemin il flâne pour discuter avec un escargot (empochant une traînée d’argent), un pigeon ramier (un ruban de velours bleu), un chat sauvage (du feu vert pour les plumes de sa queue), un chien de berger (qui le gronde pour son retard), et un écureuil. À midi la source est asséchée, piétinée, abattue et creusée ; au soir Cock-Alu revient seulement avec des babioles. Une poule miteuse de couleur terne — la plus misérable de la basse-cour, sans plumes à la queue et de longues pattes noires — court en silence jusqu’à la source, recueille douze gouttes fraîches dans la rosée du soir, et les glisse dans le bec d’Hen-alie. Le haricot se déloge et est avalé, Hen-alie se rétablit, et la poule miteuse est récompensée par des bas de soie et du feu vert, transformée en la plus belle reine-poule. La morale : ceux qui se vantent le plus réussissent souvent le moins.

Les pages restantes sont encore plus légères. Tommy et sa sœur sortent avec leur nouveau chariot tiré par un poney, retrouvent un ami et un gros garçon nommé Billie, et terminent leur promenade dans un tas. Trois chatons partent voir le monde, se font surprendre par la pluie, trouvent une flaque de lait sucré, et Jack les effraie jusqu’à la maison. Un autre trio de chatons reçoit l’ordre de dormir, aperçoit une queue de souris, se précipite vers la porte, et tire — ce qui se révèle être quelque chose de tout à fait différent. Teddy souhaite être un hibou pour pouvoir veiller toute la nuit, se plaint, et les fées exaucent son terrible souhait de manière éloquente. Une comptine absurde des quartiers noirs déclare que la pluie est terminée parce que le geai a fait un clin d’œil, le faucon s’est cassé la mâchoire, et le troglodyte et la grive font clac-clac. Le « Timothy Trundle » de Frederick Moxon célèbre un garçon rebondissant et grassouillet de Topplety Town qui dévale une colline comme une boule de neige et finit par devenir clown de cirque. Les illustrations de Culmer Barnes montrent un lapin policier avertissant un chien de s’éloigner du troisième rail, un hibou grondant M. Pic, la famille Bruin réunie au bord de la mer, un Papa Souris avertissant des dangers qui se concrétisent trop bien, Roly-Poly chevauchant une girafe vers la jungle, et Mère l’Oie exigeant un transfert dans un trolley en fuite. Une petite histoire arctique, « Petit Eski et l’ours polaire », commence, et un dernier vers absurde, « Le fiasco de la grenouille » de D. K. Stevens, présente une grenouille des marais qui se fait appeler « Signor », affiche des prospectus, et invite le village à son récital d’une seule chanson pour un shilling — une créature vaniteuse vouée à un sort comique.

VIII (Partie 2 sur 8)

Le récit de la Grenouille malchanceuse se clôt en fausse cérémonie : les amis du marais se rassemblent — la Grue, le Grillon Curieux, le Lièvre, le Hérisson, le Raton laveur et le Renard — tandis que le Hibou Critique prend une loge privée avec un billet de faveur. À huit heures, Signor Frog en grand apparat ouvre l’exposition, annonçant « Ger-rump » comme une composition originale sur le tronc de concert. Le Hibou Critique se lève avec un grondement guttural : la grenouille l’a chanté tout l’été, du crépuscule à l’aube — alors pourquoi payer ? L’auditoire sort en une déroute glaçante, chacun réclamant un shilling au Rat musqué. Frog rumine seul dans le marais solitaire, chantant son unique sélection en basse tonnante toute la nuit.

Dans « The Musical Trust » de Stevens, un homme joue « Old Zip Coon » sur une flûte jaune — tootle-ti-toot, tootle-ootle-ootle — sans un sou. Il rencontre un joueur de tuba qui souffle oom-pah-pah en vain, puis des batteurs et des cymbalistes qui frappent boom-b-b-boom-boom-zing-zing. Ensemble, ils errent, faisant retentir Tootle-ootle ! Oom-pah ! Boom-zing-zing !, et les sous pleuvent.

Dans « The Cautious Cat » de Stevens, un Chat Prudent, un Rat Imprudent et un Agneau Innocent naviguent sur un youyou approvisionné seulement d’un jambon salé au sucre. Le vent souffle fort, faible, et un petit peu entre les deux. Le Chat propose de virer de bord pour envoyer un Marconi-o-gramme — même un Haricot de Lima ne se soucierait pas des vents forts ou faibles, mais elle ne peut naviguer quand la bourrasque souffle entre les deux. Elle avertit que les récalcitrants doivent marcher ; c’est la loi de sa race de chatons. Ils virent à bâbord vers le port le plus proche ; le Rat accepte, l’Agneau ne dit rien.

« Three Little Bears » de McNeill met en scène trois doux ours en ville — un en manteau rouge, un en douce pèlerine de duvet, un violoniste. Tommy Perkins propose des leçons : se tenir droit, faire attention aux arrêts, dire « A, B, C ». Ils obéissent, comptent « Un ! Deux ! Trois ! Quatre ! », et rappellent gentiment à la foule bruyante qu’à l’école il faut être silencieux. Ils expliquent que les bonnes manières ne sont pas nécessaires dans leur bois, saluent, tendent leurs pattes, serrent les mains, s’éloignent en dansant, et rentrent chez eux avant la tombée de la nuit tandis que la foule leur souhaite une bonne journée.

« The Snowman » d’Ellsworth raconte des enfants qui construisent un bonhomme de neige tout blanc de la tête aux pieds, versent de l’eau sur lui et lui gèlent les jambes et les oreilles, et prédisent qu’il durera deux ans. Un vent plus chaud se lève ; au matin, le bonhomme de neige s’est « en-allé ».

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