Victor Frankenstein, poussé par le désir de transcender les limites naturelles, assemble une créature humanoïde à partir de matière inanimée. Horrifié par sa création, il l'abandonne, incitant l'être à chercher vengeance pour son isolement. Le récit suit les conséquences catastrophiques de ce lien brisé, passant de l'Arctique glacial aux sereines Alpes suisses, alors que le créateur et la créature sont enfermés dans une quête mutuelle de ruine.
Les paroles de la créature résonnent aux oreilles de Victor comme un glas funèbre. Il interprète la menace comme un signe qu’il mourra cette nuit-là, une perspective qui le fait pleurer lorsqu’il pense au chagrin d’Elizabeth. Au lever du soleil, la rage de Victor sombre dans les profondeurs du désespoir. Il erre sur l’île comme un spectre agité, souhaitant passer sa vie sur ce rocher stérile plutôt que de revenir pour sacrifier ceux qu’il aime. Finalement, il reçoit des lettres d’Henry Clerval le suppliant de le rejoindre à Perth afin qu’ils puissent continuer vers le sud ensemble. Ce rappel à la vie décide Victor à quitter l’île, mais d’abord, il doit se débarrasser des preuves de son travail.
Rassemblant son courage, Victor pénètre dans le sinistre laboratoire. Les restes de la créature à moitié achevée gisent éparpillés sur le sol, une vision qui lui donne l’impression d’avoir mutilé de la chair vive. Il rassemble les instruments et les vestiges de son travail dans un panier, lesté de pierres. Cette nuit-là, il navigue vers la mer et, sous le couvert de l’obscurité, jette le panier à l’eau. Il écoute le gargouillis pendant qu’il coule, puis s’éloigne. La brise le rafraîchit, et il s’allonge au fond du bateau, où le murmure des vagues l’endorment bientôt.
Il s’éveille et trouve le vent violent et les vagues menaçantes. N’ayant pas de boussole et peu de connaissances de la géographie, il réalise qu’il a été poussé loin de la côte. Sa seule ressource est de courir devant le vent. Il endure une soif brûlante et le tourment de la famine, croyant que la mer sera sa tombe et que la tâche du monstre est déjà accomplie. Il pense à Elizabeth, son père et Clerval, laissés aux passions sanguinaires de la créature. Peu à peu, cependant, le vent tombe, et Victor aperçoit une ligne de hautes terres. Ravi de cette certitude soudaine de vivre, il construit une voile et se dirige vers le rivage. Il distingue des traces de culture et une petite ville soignée avec un bon port, dans lequel il entre le cœur bondissant de joie.
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