La chanson cumulative absurde de George William Ogden empile les animaux du fermier les uns sur les autres—vache, mouton, cochon, poule, canard, chat—chacun plus absurde que le précédent, les malheurs du pauvre fermier se multipliant à chaque couplet. Lucy Fitch Perkins ajoute un quatrain à une cigogne de passage qui mendie un petit frère et une petite sœur. Le « Time to Get Up! » d’Ellen Foster envoie la petite citadine Elinor chez sa grand-mère à la campagne, où deux chiens, Bruno le colley et Bounder le fox-terrier, décident de la réveiller tôt ; Bounder vole sa pantoufle, Bruno le poursuit, et la maisonnée éclate de rire avant que la journée de jeu dans le jardin ne commence.
Le chapitre s’achève sur « Maggie’s Very Own Secret » de Sara Josephine Albright, dans lequel M. et Mme Squeaky, deux petites souris grises, surprennent Johnnie en train de prévoir de transformer leur maison-boîte vide en maison de poupées avec porche, étage et rez-de-chaussée, et ce que Maggie chuchote en échange—tout un régiment d’éléphants—demeure, suggère le narrateur, le secret bien gardé des souris après tout.
III
Les petites souris grises, M. et Mme Couin-couin, se retrouvent dans la maison la plus charmante qu’on puisse imaginer — une vieille chaussure, avec un trou dans le talon servant de porte et un autre, plus haut, faisant office de fenêtre. Bientôt, une famille de petites souris roses les rejoint, et Mme Couin-couin, assise près de la petite fenêtre un après-midi, déclare qu’elle se sent exactement comme la Vieille Femme qui Vivait dans une Chaussure. Sa tranquillité est presque brisée lorsque la petite Maggie, jouant à cache-cache avec son frère Johnnie, découvre les souris qui l’observent. Mais la fillette promet de garder leur secret, et la famille Couin-couin vit sans être dérangée.
Tout aussi bien élevé est le bon petit cochonnet qui obéit à sa mère en trottinant jusqu’au marché avec un seau entre les dents. En chemin, il rassemble un défilé d’amis : Bossie la vache, Billie la chèvre, Rover le chien et Tabby le chat, chacun déclarant avoir un faible pour le lait et se mettant en file. Le cortège est si comique que Tabby plaisante en disant qu’un cirque doit être en ville. Arrivé au marché, le petit Cochonnet récupère le lait, mais ses amis courtois demandent chacun « une gorgée par politesse », et au moment où le seau a circulé, il est vide. Le petit cochonnet honnête se dépêche de rentrer, affligé, pour trouver le fermier déjà arrivé avec un grand seau à lui, assurant ainsi un bon souper pour tous.
Des pièces plus courtes suivent. Lucy Fitch Perkins peint Le Paradis du Bébé, un lieu de rêve par-delà les collines où des enfants jouent dans des jardins fleuris en compagnie de mères vêtues de dentelle. Un bref poème intitulé « Désobéissance » saisit un enfant appelant Minette pour la laver, et le chat qui refuse d’attendre. « Oncle Ned » offre ensuite un doux hommage à une petite fille de trois ans, chaque animal de la ferme promettant son propre service : la vache donnera du lait, le chat attrapera les souris, le chien fera fuir les garnements, et le cheval la portera à travers le pré. Un poème fantaisiste intitulé « Famille Amusante » célèbre une dame tachetée avec sa vache, son cochon, sa robe et son chien tachetés, tous « oh, si bien apprêtés ».
Dans « Petit à Petit », le jeune Charley est intimidé par une congère plus haute que lui, mais sa mère lui enseigne que les petites pelletées, comme les petits flocons, finissent par s’additionner. À midi, il a déblayé un beau chemin, gagnant un traîneau bleu portant sa leçon gravée. La section se clôt par la comptine cumulative classique « La Maison que Jacques a Construite », se construisant pas à pas depuis le malt et le rat jusqu’au fermier semant son grain, avant de s’achever sur le nom joyeux de Géant Tonnerre-des-Os.
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