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Dangerous Knowledge

Frankenstein; or, the modern prometheus

L'ambition d'un jeune scientifique d'animer la vie crée une créature sensible, dont le rejet par l'humanité déclenche un cycle de vengeance qui détruit le créateur et tous ceux qu'il aime.

Shelley, Mary Wollstonecraft 1993 74 min

Victor Frankenstein, poussé par le désir de transcender les limites naturelles, assemble une créature humanoïde à partir de matière inanimée. Horrifié par sa création, il l'abandonne, incitant l'être à chercher vengeance pour son isolement. Le récit suit les conséquences catastrophiques de ce lien brisé, passant de l'Arctique glacial aux sereines Alpes suisses, alors que le créateur et la créature sont enfermés dans une quête mutuelle de ruine.

Après être arrivé à Strasbourg et avoir retrouvé Henry, le contraste frappant entre les deux amis devint immédiatement apparent. Henry était sensible à chaque nouvelle scène, signalant les couleurs changeantes du paysage et les beautés du soleil avec joie, tandis que Victor restait abattu, les yeux fixes et inattentifs. Ils descendirent le Rhin en bateau, passant des îles sauleuses, de belles villes et des châteaux en ruines perchés sur des précipices. Henry, transporté dans ce qu’il appelait un pays féerique, citait Wordsworth et se délectait des vignobles et des chants des travailleurs. Même Victor, allongé au fond du bateau, trouva une légère tranquillité en contemplant le ciel bleu sans nuages, s’imprégnant d’un calme depuis longtemps étranger pour lui. Cependant, son tourment intérieur persistait, et il voyait le paysage à travers un prisme de ténèbres, contrastant l’appréciation extatique de la nature de Henry avec sa propre existence maudite.

Leur voyage se poursuivit à travers la Hollande et par-delà les mers. Ce fut par une matinée claire de fin décembre qu’ils aperçurent pour la première fois les falaises blanches de Grande-Bretagne. Ils passèrent devant le fort de Tilbury et Gravesend, lieux marqués par l’histoire, jusqu’à ce qu’apparaissent enfin les clochers de Londres, Saint-Paul dominant tous les autres, marquant la fin de leur voyage et le début des sombres labeurs de Victor.

La fin du voyage à Londres mit Victor face à l’obligation qu’il avait parcouru tant de chemin pour accomplir. Tandis qu’Henry recherchait avidement la société d’esprits brillants, Victor se déplaçait dans la ville avec un unique et tourmentant dessein : rassembler les matériaux nécessaires à la création de la créature femelle.

Victor et Henry arrivent à Londres, avec l’intention d’y rester plusieurs mois. Tandis qu’Henry recherche avidement la compagnie d’hommes de génie et de talent, Victor est guidé par un dessein plus sombre. Il doit obtenir les informations scientifiques nécessaires pour tenir sa promesse envers la Créature. Victor trouve les interactions sociales insupportables ; les visages des étrangers ravivent son désespoir, lui rappelant la barrière insurmontable scellée par le sang de William et de Justine. Seule la voix d’Henry l’apaise, lui offrant une brève paix transitoire. Victor commence à rassembler les matériaux pour la création de la femelle, un processus qui lui cause une agonie physique, semblable à la torture des gouttes d’eau tombant une à une. Il dissimule son tourment à Henry, qui reste plein de projets ambitieux de visiter l’Inde et d’aider la colonisation européenne, présentant une image douloureuse de l’ancien moi heureux de Victor.

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