Victor Frankenstein, poussé par le désir de transcender les limites naturelles, assemble une créature humanoïde à partir de matière inanimée. Horrifié par sa création, il l'abandonne, incitant l'être à chercher vengeance pour son isolement. Le récit suit les conséquences catastrophiques de ce lien brisé, passant de l'Arctique glacial aux sereines Alpes suisses, alors que le créateur et la créature sont enfermés dans une quête mutuelle de ruine.
Accablé de désespoir, Victor s’évanouit mais reprit bientôt ses sens pour contempler le cadavre. Levant les yeux, il vit le monstre à la fenêtre ouverte, souriant et désignant la victime. Victor tira un coup de pistolet, mais la créature l’évita et bondit avec la rapidité de l’éclair dans le lac. Une équipe de recherche avec des bateaux et des filets fouilla les eaux et les bois, mais ne trouva rien ; les compagnons de Victor crurent que la figure n’était qu’une illusion de son imagination. Épuisé et fiévreux, Victor s’effondra, pour se réveiller en pleurant sur le corps d’Elizabeth. Réalisant que son père pourrait être la prochaine victime, il rama de retour à travers le lac sous une pluie torrentielle, le paysage familier se moquant maintenant de sa misère absolue alors qu’il prenait la mesure de sa ruine.
En arrivant à Genève, Victor trouva son père encore en vie, mais le vieil homme ne put supporter l’annonce de la mort d’Elizabeth. Il sombra dans un déclin, ses yeux perdant le charme qu’Elizabeth leur avait procuré, et mourut bientôt dans les bras de Victor. Accablé par ce coup final, Victor perdit connaissance et se réveilla pour se retrouver enfermé dans un cachot, ayant été déclaré fou. Pendant des mois, il vécut dans les ténèbres et les chaînes, rêvant de temps plus heureux jusqu’à ce qu’il recouvre progressivement la raison. La liberté, cependant, n’apporta aucun réconfort, car son chagrin se transforma instantanément en une rage insensée. Il s’adressa à un magistrat et raconta toute l’histoire de la créature, exigeant sa poursuite et son châtiment. Le magistrat l’écouta avec bienveillance mais traita finalement l’histoire comme une illusion surnaturelle, doutant qu’aucun humain puisse capturer un être doté de tels pouvoirs. Réalisant que la loi ne l’aiderait pas, Victor s’éloigna dans une frénésie, résolu à consacrer sa vie et sa mort à détruire personnellement le monstre.
La loi refusant de poursuivre sa créature, Victor entreprit la chasse lui-même, abandonnant Genève pour traquer le monstre à travers les continents. Ce qui commença comme un voyage de vengeance l’entraînerait à travers des déserts, sur des mers gelées, et finalement jusqu’aux confins du monde.
Consumé par une frénésie de chagrin et de rage, Victor Frankenstein vit sa résolution fixée sur un seul but : la vengeance. C’était cette passion seule qui lui conférait la force d’endurer, modelant ses sentiments en un calme calculateur qui éloignait le délire de la mort. Son premier acte fut de quitter Genève pour toujours ; le pays qui lui avait autrefois été cher devint maintenant haïssable dans son adversité. Rassemblant une somme d’argent et quelques bijoux qui avaient appartenu à sa mère, il partit, initiant des errances qui ne cesseraient qu’avec sa vie.
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