Victor Frankenstein, poussé par le désir de transcender les limites naturelles, assemble une créature humanoïde à partir de matière inanimée. Horrifié par sa création, il l'abandonne, incitant l'être à chercher vengeance pour son isolement. Le récit suit les conséquences catastrophiques de ce lien brisé, passant de l'Arctique glacial aux sereines Alpes suisses, alors que le créateur et la créature sont enfermés dans une quête mutuelle de ruine.
À la tombée de la nuit, il se retrouva à l’entrée du cimetière où reposaient William, Elizabeth et son père. En s’approchant de la tombe, le silence de la scène, brisé seulement par le vent, évoqua le sentiment que les esprits des défunts voltigeaient autour du deuil. Le profond chagrin qu’excitait cette scène céda rapidement la place à la rage. À genoux, Victor baisa la terre et jura par le sol sacré et les ombres des morts de poursuivre le démon jusqu’à ce que l’un ou l’autre périsse dans un combat mortel. Il invoqua les esprits des morts pour qu’ils l’aident, jurant que le monstre maudit boirait jusqu’à la lie le calice de l’agonie.
L’adjuration de Victor commença avec solennité, mais à mesure qu’il la concluait, les furies s’emparèrent de lui. Il reçut pour réponse, à travers le silence de la nuit, un rire fort et diabolique qui résonna contre les montagnes, lui faisant sentir comme si tout l’enfer l’entourait de moquerie. Juste au moment où il se sentait au bord de la frénésie, une voix bien connue murmura près de son oreille que le monstre était satisfait que Victor ait décidé de vivre. Victor se rua vers le son, mais le diable échappa à son étreinte. Soudain, la lune se leva et brilla pleinement sur la forme effrayante de la Créature qui fuyait avec une vitesse surhumaine.
Ainsi commença une poursuite qui dura de nombreux mois. Guidé par de légers indices, Victor suivit le Rhin jusqu’à la Méditerranée, où il vit le monstre se cacher. Victor prit passage, mais la Créature s’échappa à nouveau. Au milieu des contrées sauvages de la Tartarie et de la Russie, bien que le monstre l’évitât, Victor suivit sa piste sans relâche. Parfois, des paysans terrifiés l’informaient du chemin, et parfois la Créature elle-même laissait des marques pour le guider, craignant que Victor ne mourût si la piste était perdue. Victor vit l’empreinte du pas immense de la Créature sur les plaines blanches de neige.
Le voyage fut une épreuve éprouvante de froid, de besoin et de fatigue, mais Victor sentait qu’il portait son enfer éternel en lui. Pourtant, un esprit de bien semblait diriger ses pas, le tirant des difficultés. Quand la nature succombait sous l’épuisement, un repas était trouvé dans le désert, une nourriture grossière qu’il croyait déposée là par les esprits qu’il avait invoqués. Quand il était brûlé par la soif, un léger nuage obscurcissait le ciel, versait quelques gouttes revivifiantes, et disparaissait. Il se nourrissait généralement d’animaux sauvages, utilisant son argent pour acheter l’amitié des villageois ou leur présentant la nourriture qu’il avait tuée.
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