Victor Frankenstein, poussé par le désir de transcender les limites naturelles, assemble une créature humanoïde à partir de matière inanimée. Horrifié par sa création, il l'abandonne, incitant l'être à chercher vengeance pour son isolement. Le récit suit les conséquences catastrophiques de ce lien brisé, passant de l'Arctique glacial aux sereines Alpes suisses, alors que le créateur et la créature sont enfermés dans une quête mutuelle de ruine.
Sa vie éveillée lui était odieuse, et la joie ne pouvait se trouver que dans le sommeil. Dans ses rêves, il voyait ses amis, sa femme et son pays bien-aimé, entendant la voix d’Elizabeth et contemplant Clerval jouissant de la santé. Ces moments de bonheur étaient nécessaires pour conserver ses forces afin d’accomplir son pèlerinage. Souvent, quand il était épuisé par une marche pénible, il se persuadait que la réalité était un rêve jusqu’à ce que la nuit vînt. En de tels moments, la vengeance mourait dans son cœur, et la poursuite devenait une impulsion mécanique plutôt qu’un désir ardent.
La Créature laissait parfois des marques sur les écorces des arbres ou des pierres pour le guider et l’inciter. Une inscription disait qu’il cherchait les « glaces éternelles » du nord, où Victor ressentirait la misère du froid. Une autre inscription avertissait Victor de se préparer, s’enveloppant de fourrures et se procurant de la nourriture, car ses peines ne faisaient que commencer. Ces mots moqueurs ne firent que fortifier le courage de Victor. Il traversa d’immenses déserts jusqu’à ce que l’océan apparût à l’horizon, couvert de glace. Contrairement aux saisons bleues du sud, cet océan se distinguait de la terre seulement par sa sauvagerie supérieure. Victor s’agenouilla et remercia son esprit guide de l’avoir conduit à l’endroit où il espérait affronter son adversaire.
Se procurant un traîneau et des chiens, Victor traversa les neiges avec une vitesse inconcevable. Il commença à rattraper la Créature, réduisant la distance entre eux à un seul jour de voyage. Arrivant dans un misérable hameau sur le rivage, il s’enquit du monstre et apprit qu’une créature gigantesque était arrivée récemment, armée de fusils et de pistolets, ainsi que de nombreux chiens. Le monstre avait poursuivi son voyage à travers la mer dans une direction qui ne menait à aucune terre, amenant les villageois à conjecturer qu’il serait bientôt détruit par la glace qui se brise ou les gelées éternelles.
Victor souffrit d’un accès temporaire de désespoir à cette nouvelle, réalisant qu’il devait entreprendre un voyage destructeur à travers les glaces montagneuses de l’océan. Cependant, la pensée du monstre vivant et triomphant ramena sa rage et sa vengeance comme une marée puissante. Après un léger repos, durant lequel les esprits des morts l’incitèrent au labeur, il se prépara pour le voyage, échangeant son traîneau terrestre contre un adapté aux inégalités de l’océan gelé et achetant une ample provision de vivres.
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