Victor Frankenstein, poussé par le désir de transcender les limites naturelles, assemble une créature humanoïde à partir de matière inanimée. Horrifié par sa création, il l'abandonne, incitant l'être à chercher vengeance pour son isolement. Le récit suit les conséquences catastrophiques de ce lien brisé, passant de l'Arctique glacial aux sereines Alpes suisses, alors que le créateur et la créature sont enfermés dans une quête mutuelle de ruine.
La Créature rétorqua que Walton ne rêvait pas, affirmant qu’il n’était pas mort à l’agonie et au remords pendant l’exécution de ses actes. Il prétendit que Victor n’avait pas souffert la dix-millième partie de l’angoisse qu’il avait endurée, lui, la Créature. Il expliqua que son cœur avait été façonné pour être sensible à l’amour et à la sympathie, et lorsqu’il fut arraché par le malheur au vice et à la haine, il ne supporta pas la violence de ce changement sans torture. Après le meurtre de Clerval, il avait eu pitié de Victor, mais lorsqu’il découvrit que Victor osait espérer le bonheur tout en accumulant le malheur sur lui, une envie impuissante et une indignation amère l’envahirent. Il admit qu’il était l’esclave d’une impulsion qu’il détestait mais ne pouvait désobéir. Quand Elizabeth mourut, il rejeta tout sentiment pour se déchaîner dans l’excès du désespoir, et le mal devint son bien.
Walton, indigné par le souvenir des souffrances de son ami, l’appela un démon hypocrite, accusant le monstre de ne se lamenter que parce que sa victime était soustraite à son pouvoir. La Créature l’interrompit, niant l’accusation. Il déclara qu’il ne cherchait aucune compassion dans sa misère, se contentant de souffrir seul. Il rappela comment il avait autrefois cherché l’amour et la vertu, mais maintenant le crime l’avait dégradé au-dessous du plus vil animal. Il déclara qu’aucune culpabilité ne pouvait être trouvée comparable à la sienne, se comparant à un ange déchu devenu un démon malveillant, et pourtant même le démon avait des amis, tandis que lui était seul. Il s’indigna contre l’injustice de l’humanité péchant contre lui, de Felix au paysan qui l’avait attaqué, et pourtant c’était lui qui était marqué comme l’avorton.
Il avoua avoir assassiné la belle et l’impuissante, et étranglé l’innocent. Il admit avoir voué son créateur à la misère et l’avoir poursuivi jusqu’à une ruine irrémédiable. Il déclara que son horreur de lui-même ne pouvait être égalée par la haine de Walton. Il aspirait au moment où ses mains rencontreraient ses yeux et où son imagination ne le hanterait plus. Il promit qu’il ne serait l’instrument d’aucun mal futur, car son œuvre était presque achevée et ne nécessitait que sa propre mort. Il jura de quitter le navire, de rassembler son bûcher funéraire et de consumer sa misérable dépouille en cendres. Il exprima que la mort serait sa seule consolation, souillé par les crimes et déchiré par le remords. Avec une triste et solennelle ferveur, il s’écria qu’il mourrait, et que les brûlantes misères s’éteindraient. Il monterait triomphalement sur son bûcher, et son esprit dormirait en paix.
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