Moby Dick; Or, The Whale cover
Narrative Pressure

Moby Dick; Or, The Whale

Il y a des années, me trouvant pauvre et sans but sur terre, j'ai décidé de prendre la mer et de voir le monde aquatique.

Melville, Herman 2001 204 min

Appelez-moi Ishmaël. Il y a des années, me trouvant pauvre et sans but sur terre, j'ai décidé de prendre la mer et de voir le monde aquatique. C'est ma méthode pour guérir la mélancolie et réguler mon sang. Chaque fois que ma bouche devient sombre, ou que mon âme se sent comme un novembre humide et pluvieux, je sais qu'il est temps de partir. L'urgence devient irrésistible quand je m'arrête devant des cercueils, devant des entrepôts, que je suis des enterrements, ou que je ressens une impulsion maniaque de faire tomber les chapeaux dans la rue. Partir en mer est mon alternative au suicide. Tandis que Caton est mort par l'épée avec panache, moi je monte discrètement sur un navire. Cette impulsion n'est pas unique ; presque tous les hommes ressentent une attraction magnétique vers l'océan.

Le monde méprise les baleiniers tout en brûlant des cierges pour leur gloire—chaque lampe est un sanctuaire de leur labeur. Les statistiques prouvent la puissance de la flotte américaine : sept cents navires, dix-huit mille hommes, des millions de yield annuel. Des amiraux hollandais commandaient des flottes baleinières ; Louis XVI armait des navires depuis Dunkerque ; la Grande-Bretagne versa un million de livres en primes. Quelque chose de puissant anime cette entreprise.

Au-delà du commerce, le baleinier a façonné l’histoire. Pendant soixante ans, aucune influence pacifique n’a agi plus puissamment sur le monde. Les baleiniers ont ouvert les mers les plus reculées, cartographiant des archipels inconnus de Cook ou Vancouver. Ils ont brisé le monopole jaloux de l’Espagne sur la côte du Pacifique, mettant en mouvement la libération du Pérou, du Chili et de la Bolivie. Ils ont découvert l’Australie, nourri ses colons affamés, ouvert la Polynésie aux missionnaires et aux marchands. Même le Japon verrouillé doit son hospitalité future au baleinier à son seuil.

Qu’en est-il des associations nobles ? Job écrivit le premier récit sur Léviathan ; Alfred le Grand composa la première narration baleinière ; Burke prononça des éloges au Parlement. La grand-mère de Benjamin Franklin était une Folger de Nantucket—le sang des baleiniers coule dans les veines du génie. La loi anglaise declare la baleine « Poisson Royal. » Les triomphes romains exhibaient des os de baleine comme trophées. Cétus lui-même flamboie dans le ciel austral.

Ishmaël conclut par un témoignage personnel. Quel honneur ou gloire qui puisse l’attendre, quelle chose non découverte qui puisse se trouver en lui, il l’attribue au baleinier. C’était son Yale College et son Harvard.

Ishmaël justifie un postscriptum spéculatif pour renforcer la dignité de la baleine. Il note que l’onction royale des rois contraste fortement avec le mépris commun pour les hommes qui utilisent de l’huile pour les cheveux. Éliminant les autres huiles connues, il déduit que seule l’huile de spermaceti douce et non manufacturée convient à un couronnement. Il déclare triomphalement que les baleiniers fournissent l’huile de couronnement pour la noblesse royale britannique.

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