Appelez-moi Ishmaël. Il y a des années, me trouvant pauvre et sans but sur terre, j'ai décidé de prendre la mer et de voir le monde aquatique. C'est ma méthode pour guérir la mélancolie et réguler mon sang. Chaque fois que ma bouche devient sombre, ou que mon âme se sent comme un novembre humide et pluvieux, je sais qu'il est temps de partir. L'urgence devient irrésistible quand je m'arrête devant des cercueils, devant des entrepôts, que je suis des enterrements, ou que je ressens une impulsion maniaque de faire tomber les chapeaux dans la rue. Partir en mer est mon alternative au suicide. Tandis que Caton est mort par l'épée avec panache, moi je monte discrètement sur un navire. Cette impulsion n'est pas unique ; presque tous les hommes ressentent une attraction magnétique vers l'océan.
Ishmaël survécut seul. Lancé à la traîne quand le canot se retourna, il fut attiré vers le vortex mais échappa à son centre. La bouée de sauvetage en forme de cercueil jaillit des profondeurs, et il flotta dessus pendant un jour et une nuit. Les requins le dépassèrent ; les faucons de mer navegèrent avec leurs becs gainés. Le deuxième jour, le Rachel apparut, cherchant ses enfants disparus, et trouva un autre orphelin. Le drame était terminé, et un seul s’était échappé pour raconter l’histoire.
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