Victor Frankenstein, poussé par le désir de transcender les limites naturelles, assemble une créature humanoïde à partir de matière inanimée. Horrifié par sa création, il l'abandonne, incitant l'être à chercher vengeance pour son isolement. Le récit suit les conséquences catastrophiques de ce lien brisé, passant de l'Arctique glacial aux sereines Alpes suisses, alors que le créateur et la créature sont enfermés dans une quête mutuelle de ruine.
Incapable de supporter la vue des visages des juges, qui avaient déjà condamné sa victime, Victor s’élança hors du tribunal dans l’angoisse. Il passa une nuit de misère, et le matin, il apprit que les bulletins étaient tous noirs et que Justine était condamnée. À son grand choc, on l’informa qu’elle avait avoué. Cette nouvelle était étrange et inattendue ; il craignait que s’il révélait la vérité, il serait effectivement considéré comme fou. Il rentra chez lui pour annoncer la funeste nouvelle à Élisabeth, qui fut dévastée d’apprendre que son amie avait avoué un crime dont elle ne pouvait la croire capable.
Malgré les aveux, Élisabeth insista pour rendre visite à Justine en prison, entraînant Victor avec elle pour la soutenir. Dans la sombre cellule, Justine se jeta aux pieds d’Élisabeth, pleurant amèrement. Élisabeth exprima son horreur face aux aveux, mais Justine révéla rapidement la vérité : elle avait avoué un mensonge pour obtenir l’absolution. Son confesseur l’avait assiégée de menaces d’excommunication et de feu de l’enfer, et abandonnée par tous ceux qui la regardaient comme une misérable, elle avait souscrit au mensonge en une heure funeste. Maintenant, son innocence étant reconnue par Élisabeth, Justine trouva le courage de se résigner à son sort, exprimant l’espoir de revoir William au paradis.
Victor se retira dans un coin de la pièce, grinçant des dents dans une angoisse silencieuse. Tandis que l’innocente réconfortait Élisabeth et se préparait à mourir en paix, Victor sentait le ver impérissable du remords ronger son cœur. Il était le véritable meurtrier, portant en lui un enfer que rien ne pouvait éteindre. Justine étreignit Élisabeth dans un dernier adieu, la priant de vivre et d’être heureuse, et le lendemain, elle périt sur l’échafaud.
Victor contempla le chagrin d’Élisabeth et de son père, reconnaissant que ses arts impies avaient causé leur désolation. Il les regarda pleurer sur les tombes de William et Justine, les premières victimes malheureuses de sa création, et son âme prophétique lui murmura que ce n’étaient pas leurs dernières larmes. Il pressentit que les lamentations funèbres s’élèveraient à nouveau, car la destruction n’avait pas encore cessé.
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