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Dangerous Knowledge

Frankenstein; or, the modern prometheus

L'ambition d'un jeune scientifique d'animer la vie crée une créature sensible, dont le rejet par l'humanité déclenche un cycle de vengeance qui détruit le créateur et tous ceux qu'il aime.

Shelley, Mary Wollstonecraft 1993 74 min

Victor Frankenstein, poussé par le désir de transcender les limites naturelles, assemble une créature humanoïde à partir de matière inanimée. Horrifié par sa création, il l'abandonne, incitant l'être à chercher vengeance pour son isolement. Le récit suit les conséquences catastrophiques de ce lien brisé, passant de l'Arctique glacial aux sereines Alpes suisses, alors que le créateur et la créature sont enfermés dans une quête mutuelle de ruine.

À l’âge de dix-sept ans, Victor Frankenstein se prépara à quitter Genève pour l’Université d’Ingolstadt, mais son départ fut interrompu par une tragédie dévastatrice. Élisabeth attrapa la scarlatine, et malgré les avertissements, la mère de Victor la soigna à travers la maladie. Élisabeth se remit, mais sa sauveteuse contracta la maladie mortelle. Sur son lit de mort, la mère de Victor joignit les mains d’Élisabeth et de Victor, exprimant son espoir pour leur union future et chargeant Élisabeth du soin des plus jeunes enfants. Elle mourut calmement, laissant un vide dans la famille que Victor eut du mal à comprendre. Bien que le chagrin fut profond, Élisabeth s’efforça de réconforter le foyer, assumant ses nouvelles fonctions avec courage.

Lorsque le moment de son départ arriva enfin, Victor le retarda davantage pour pleurer, refusant de quitter les autres membres de sa famille. Henry Clerval passa la dernière soirée avec lui, révélant que son propre père lui avait interdit d’aller à l’université, le forçant vers le commerce à la place. Henry ressentait profondément ce malheur mais résolut de ne pas être enchaîné à de telles préoccupations mercantiles. Les adieux du matin furent déchirants ; Victor quitta son père, Élisabeth et Henry pour affronter le monde seul. En voyageant, sa répugnance initiale envers les étrangers céda la place à un désir croissant de connaissance et d’acquisition de nouvelles expériences.

À son arrivée à Ingolstadt, Victor remit ses lettres d’introduction et rencontra pour la première fois M. Krempe, professeur de philosophie naturelle. Krempe était un homme grossier qui méprisait la dévotion de Victor pour les anciens alchimistes comme Albert le Grand et Paracelse, qualifiant ses études de temps gaspillé et de systèmes dépassés. Il ordonna à Victor de reprendre son éducation depuis le début. Victor quitta le professeur avec du mépris pour la science moderne, qu’il considérait mesquine comparée à la grandeur de ses anciennes pursuits, et résolut initialement d’ignorer les conseils de Krempe.

Pourtant, la curiosité conduisit bientôt Victor à une conférence de M. Waldman, professeur de chimie dont la demeanor bienveillante contrastait fortement avec celle de Krempe. Waldman traça avec éloquence l’histoire de la chimie, louant les maîtres modernes qui, contrairement aux alchimistes, avaient accompli des miracles en pénetrant les replis de la nature et en commandant les pouvoirs du monde physique. Ses paroles agirent comme une étincelle dans l’esprit de Victor, dissipant ses préjugés et allumant un dessein singulier et dangereux. Victor sentit que son âme luttait avec une nouvelle vérité, et il résolut de pionnier une nouvelle voie, d’explorer des pouvoirs inconnus et de révéler les mystères les plus profonds de la création.

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