Victor Frankenstein, poussé par le désir de transcender les limites naturelles, assemble une créature humanoïde à partir de matière inanimée. Horrifié par sa création, il l'abandonne, incitant l'être à chercher vengeance pour son isolement. Le récit suit les conséquences catastrophiques de ce lien brisé, passant de l'Arctique glacial aux sereines Alpes suisses, alors que le créateur et la créature sont enfermés dans une quête mutuelle de ruine.
Victor Frankenstein fait remonter son ascendance à l’une des familles les plus distinguées de Genève, présentant son père comme un homme d’une profonde intégrité qui a passé sa jeunesse au service public avant de se marier sur le tard. Il raconte le triste déclin de l’ami proche de son père, Beaufort, un marchand fier qui, ruiné par le malheur, s’est retiré à Lucerne avec sa fille Caroline pour cacher sa pauvreté. Après que Beaufort eut succombé à la maladie, Caroline se retrouva démunie et seule. Le père de Victor finit par découvrir sa situation et vint lui offrir son aide, la conduisant à Genève et finissant par l’épouser deux ans plus tard.
Victor décrit l’union de ses parents comme un lien d’affection dévouée, caractérisée par la vénération de son père et le désir de protéger sa femme de tout souci ultérieur. Pour rétablir sa santé ébranlée, ils voyagèrent à travers l’Italie et l’Allemagne, où Victor naquit à Naples. En tant qu’enfant unique, il fut idolâtré et élevé avec une attention constante, recevant des leçons de patience et de charité. Des années plus tard, alors qu’ils séjournait près du lac de Côme, la mère de Victor découvrit un magnifique enfant aux cheveux clairs vivant au sein d’une famille de paysans aux yeux noirs.
Cependant, cette obsession fut brusquement freinée lorsqu’un violent orage détruisit un majestueux chêne par un trait de feu. Un visiteur expliqua la théorie du galvanisme au Victor rempli d’émerveillement, et le pouvoir de l’électricité éclipsa aussitôt sa fascination pour l’alchimie. Convaincu que la philosophie naturelle moderne possédait le véritable pouvoir, Victor abandonna ses études antérieures comme étant des créations difformes et avortées. Il se tourna vers les mathématiques, estimant que ses fondements étaient sûrs, et éprouva un sentiment de soulagement et de bonheur. Il réfléchit que ce changement constituait un dernier effort de l’esprit de préservation pour détourner sa ruine, cherchant à lui enseigner à associer le bonheur au mépris de ses études anciennes. Pourtant, malgré ce répit temporaire, Victor reconnaît que l’effort fut inefficace. Le destin était trop puissant, et ses lois immuables avaient déjà décrété sa destruction totale et terrible.
Le bref détour de Victor vers les mathématiques n’offrit qu’un répit temporaire du chemin destructeur que le destin avait décrété. À dix-sept ans, une tragédie familiale précéda son départ pour Ingolstadt, où de nouveaux mentors réveilleraient bientôt la dangereuse curiosité qu’il avait tenté d’abandonner.
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