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Dangerous Knowledge

Frankenstein; or, the modern prometheus

L'ambition d'un jeune scientifique d'animer la vie crée une créature sensible, dont le rejet par l'humanité déclenche un cycle de vengeance qui détruit le créateur et tous ceux qu'il aime.

Shelley, Mary Wollstonecraft 1993 74 min

Victor Frankenstein, poussé par le désir de transcender les limites naturelles, assemble une créature humanoïde à partir de matière inanimée. Horrifié par sa création, il l'abandonne, incitant l'être à chercher vengeance pour son isolement. Le récit suit les conséquences catastrophiques de ce lien brisé, passant de l'Arctique glacial aux sereines Alpes suisses, alors que le créateur et la créature sont enfermés dans une quête mutuelle de ruine.

Le matin se leva sous une pluie morne. Victor erra dans les rues, trempé et désespéré à l’idée d’éviter l’appartement où sa création pouvait rôder. Sa marche sans but l’amena face à une auberge au moment même où arrivait une diligence. Henry Clerval en descendit, et la vue du visage de son ami apporta un retour soudain et apaisant de la joie. Pourtant, Victor tremblait, terrifié à l’idée que le monstre l’attendît toujours dans ses chambres. Il supplia Henry d’attendre pendant qu’il vérifiait seul.

Trouvant l’appartement vide, Victor ressentit une vague sauvage de soulagement, mais le passage soudain de la terreur à la sécurité se révéla trop brutal. Il se précipita vers Henry, riant avec une énergie frénétique et sans cœur qui dégénéra bientôt en une crise. Il s’imagina que le monstre le saisissait et s’effondra sur le sol.

Cela marqua le début d’une grave fièvre nerveuse qui cloua Victor au lit pendant des mois. Henry agit comme son seul infirmier, dissimulant la gravité réelle de la maladie à la famille de Victor pour leur épargner du chagrin. Victor délirait sans cesse sur le misérable qu’il avait créé, mais les soins sans bornes d’Henry le ramenèrent lentement du bord du gouffre. À l’arrivée du printemps et l’apparition des jeunes bourgeons sur les arbres, la morosité de Victor se leva enfin. Ses esprits se ranimèrent, et Henry l’encouragea doucement à renouer avec son passé en lui remettant une lettre d’Elizabeth qui attendait depuis longtemps.

La lettre d’Elizabeth, qui attendait depuis longtemps l’attention de Victor, servit désormais de pont vers la famille qu’il avait abandonnée durant sa quête obsessionnelle. Ses mots accompagneraient son rétablissement progressif alors qu’il commençait à renouer avec le monde au-delà de son lit de malade.

Henry Clerval plaça une lettre d’Elizabeth dans les mains de Victor, ses mots exprimant la profonde anxiété que ressentait la famille Frankenstein durant sa longue et mystérieuse maladie. Elle détaillait la santé du père de Victor, la croissance de ses frères Ernest et William, et la paix durable de leur foyer genevois. Elle raconta également l’histoire de Justine Moritz, une servante chérie par la maisonnée qui était revenue vers eux après la mort de sa mère, et conclut par une supplique désespérée et affectueuse pour que Victor écrive un seul mot afin de les rassurer sur sa sécurité. Ému par cette lettre, Victor écrivit immédiatement une réponse, un effort qui marqua le début de sa convalescence régulière et de sa capacité éventuelle à quitter son lit.

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