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Dangerous Knowledge

Frankenstein; or, the modern prometheus

L'ambition d'un jeune scientifique d'animer la vie crée une créature sensible, dont le rejet par l'humanité déclenche un cycle de vengeance qui détruit le créateur et tous ceux qu'il aime.

Shelley, Mary Wollstonecraft 1993 74 min

Victor Frankenstein, poussé par le désir de transcender les limites naturelles, assemble une créature humanoïde à partir de matière inanimée. Horrifié par sa création, il l'abandonne, incitant l'être à chercher vengeance pour son isolement. Le récit suit les conséquences catastrophiques de ce lien brisé, passant de l'Arctique glacial aux sereines Alpes suisses, alors que le créateur et la créature sont enfermés dans une quête mutuelle de ruine.

L’une des premières obligations de Victor après son rétablissement fut de présenter Clerval aux professeurs de l’université, mais cette tâche se révéla agonisante. Depuis la nuit de sa création, il avait conçu une violente antipathie envers la philosophie naturelle ; la simple vue des instruments de chimie renouvelait son angoisse nerveuse. Le professeur Waldman, essayant d’être bienveillant, loua les progrès étonnants de Victor dans les sciences, ignorant qu’il torturait Victor en lui rappelant les instruments de son œuvre déchue. Victor avait l’impression que Waldman exhibait soigneusement les outils de son exécution. Le professeur Krempe causa encore plus de détresse avec ses éloges bruyants et francs, déclarant que Victor les avait tous surpassés. Henry, percevant la souffrance de son ami, changea habilement de sujet pour protéger Victor, bien qu’il pressentît un secret qu’il ne chercha pas à percer.

Incapable de supporter l’étude de la philosophie naturelle, Victor se tourna vers les langues orientales, que Henry étudiait en vue de l’Orient. Victor trouva non seulement de l’instruction mais une profonde consolation dans ces études, lisant pour comprendre leur sens plutôt que pour une maîtrise critique. La mélancolie et la joie trouvées dans les écrits persans, arabes et sanscrits apaisèrent son esprit, lui offrant une évasion temporaire de ses propres pensées sombres. L’été passa ainsi, et bien que Victor ait eu l’intention de retourner à Genève en automne, des accidents et les neiges hivernales impraticables retardèrent son départ jusqu’au printemps suivant.

Avant de partir, Henry proposa une excursion pédestre pour dire adieu au pays qu’ils avaient habité. Ils passèrent deux semaines à parcourir le paysage, où l’air salubre et la compagnie de Henry œuvrèrent à restaurer la santé et la sociabilité de Victor. Henry fit surgir les meilleurs sentiments du cœur de Victor, lui apprenant à nouveau à aimer l’aspect de la nature et les visages des enfants. Grâce à cette amitié, Victor sentit son ancien bonheur revenir, ses sens réchauffés et ouverts après la longue période d’obsession égoïste. Alors qu’ils retournaient au collège un dimanche après-midi au milieu des paysans dansants et des fleurs en pleine floraison, Victor bondissait avec des sentiments de joie effrénée, oubliant momentanément le lourd fardeau qui l’attendait.

La paix et la joie nouvellement trouvées de Victor pendant ses voyages avec Henry ne pouvaient pas le protéger définitivement des conséquences de sa création. À son retour à Ingolstadt, une lettre de son père allait briser la tranquillité qu’il avait seulement commencé à retrouver.

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