Victor Frankenstein, poussé par le désir de transcender les limites naturelles, assemble une créature humanoïde à partir de matière inanimée. Horrifié par sa création, il l'abandonne, incitant l'être à chercher vengeance pour son isolement. Le récit suit les conséquences catastrophiques de ce lien brisé, passant de l'Arctique glacial aux sereines Alpes suisses, alors que le créateur et la créature sont enfermés dans une quête mutuelle de ruine.
À son retour à Ingolstadt, Victor reçut une lettre de son père qui brisa la paix fragile qu’il avait commencé à retrouver. Alphonse Frankenstein écrivit avec des nouvelles dévastatrices : William, le plus jeune et le plus aimé des frères, était mort. La lettre racontait les circonstances tragiques d’une promenade du soir à Plainpalais, où la famille avait désespérément cherché l’enfant disparu. Le corps sans vie de William avait été découvert à l’aube, étranglé avec la marque des doigts du meurtrier sur son cou. Le chagrin était aggravé par la profonde détresse d’Elizabeth ; elle avait découvert qu’une miniature de la mère de Victor, que William portait, manquait sur le corps. Convaincue que le bijou avait tenté le meurtrier, elle s’accusait de sa mort, croyant que sa négligence avait scellé son destin. Alphonse supplia Victor de rentrer, non pas avec des pensées de vengeance, mais comme un réconfort pour sa famille misérable.
Henry Clerval fut témoin du désespo qui s’empara de Victor alors qu’il lisait la lettre. La joie de Victor à recevoir des nouvelles de chez lui se transforma instantanément en agonie, et il pleura avec amertume. Clerval, profondément ému par le récit du malheur, offrit sa sympathie sincère mais reconnut qu’aucune consolation ne pouvait réparer une telle perte. Victor résolut de partir immédiatement pour Genève, et Henry l’aida à obtenir les chevaux pour le voyage. Alors qu’ils se hâtaient dans les rues, Clerval parla de l’enfant assassiné comme d’un ange maintenant en repos, des mots qui s’imprimèrent dans l’esprit de Victor au milieu de son tourment.
Le voyage vers la Suisse fut mélancolique et empreint de crainte. Victor aspirait à consoler sa famille mais redoutait les changements que six années d’absence avaient pu provoquer. À mesure qu’il approchait de sa ville natale, les paysages familiers de Lausanne et le lac serein calmèrent momentanément son esprit, mais plus il se rapprochait de Genève, plus le chagrin et la peur l’envahissaient. Arrivé de nuit, il trouva les portes de la ville fermées et fut contraint d’attendre au village de Sécheron. Incapable de se reposer, il traversa le lac durant un violent orage pour se rendre à l’endroit où William avait été assassiné.
The original text of this work is in the public domain. This page focuses on a guided summary article, reading notes, selected quotes, and visual learning materials for educational purposes.