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Narrative Pressure

Moby Dick; Or, The Whale

Il y a des années, me trouvant pauvre et sans but sur terre, j'ai décidé de prendre la mer et de voir le monde aquatique.

Melville, Herman 2001 204 min

Appelez-moi Ishmaël. Il y a des années, me trouvant pauvre et sans but sur terre, j'ai décidé de prendre la mer et de voir le monde aquatique. C'est ma méthode pour guérir la mélancolie et réguler mon sang. Chaque fois que ma bouche devient sombre, ou que mon âme se sent comme un novembre humide et pluvieux, je sais qu'il est temps de partir. L'urgence devient irrésistible quand je m'arrête devant des cercueils, devant des entrepôts, que je suis des enterrements, ou que je ressens une impulsion maniaque de faire tomber les chapeaux dans la rue. Partir en mer est mon alternative au suicide. Tandis que Caton est mort par l'épée avec panache, moi je monte discrètement sur un navire. Cette impulsion n'est pas unique ; presque tous les hommes ressentent une attraction magnétique vers l'océan.

Ces trois lieutenants — Starbuck, Stubb et Flask — commandent les canots du Pequod comme des capitaines de compagnie, chacun étant jumelé à un harponneur à la manière d’un chevalier gothique et de son écuyer. Tashtego, un Indien pur sang de Gay Head, sert Stubb. Il porte le sang pur de chasseurs guerriers qui arpentaient autrefois les forêts de Nouvelle-Angleterre avec des arcs ; maintenant son harpon remplace leurs flèches. Daggoo, un Africain gigantic avec une démarche de lion et aux boucles d’oreilles en or, sert d’écuyer à Flask. Le contraste est saisissant : ce nègre impérial se dresse au-dessus de son « petit » chevalier comme une forteresse devant un drapeau blanc.

L’équipage lui-même provient de tous les coins du globe. Bien que les officiers soient américains, les hommes du gaillard d’avant sont presque tous des Insulaires — des « Isolatoes », comme les appelle Ishmael — chacun vivant sur un continent séparé du sien, maintenant fédéré sous une seule quille. Ils forment une délégation de tous les confins de la terre, accompagnant Ahab pour exposer les griefs du monde devant un tribunal dont peu reviennent. Parmi eux se trouve le Petit Pip noir, le garçon d’Alabama. Il est parti avant, note Ishmael — qualifié de lâche sur le sinistre Pequod, mais acclamé comme un héros dans la gloire, battant son tambourin dans l’éternité.

Pendant des jours après avoir quitté Nantucket, le capitaine Ahab reste sequestré en bas, sa présence ne se manifestant qu’à travers les ordres transmis par les lieutenants. L’inquiétude d’Ishmaël s’approfondit à chaque quart, son esprit revenant sans cesse aux avertissements cryptiques du prophète décharné Élie sur le quai. La compétence tranquille des trois lieutenants américains offre un certain réconfort, mais l’absence du commandant invisible nourrit l’appréhension.

Par une matinée grise alors que le Pequod fend les eaux vers le sud, Ishmael monte sur le pont et ressent un frisson soudain de reconnaissance. Là, sur le gaillard d’arrière, se tient enfin Ahab.

Le capitaine semble taillé dans le bronze, immobile et usé par les éléments. Une ligne pâle parcourt son visage basané du cuir chevelu au col, rappelant la marque que la foudre laisse sur un tronc d’arbre — écorchant l’écorce sans abattre l’arbre. Les superstition de l’équipage diverge sur cette marque : un vieux Indien de Gay Head affirme qu’elle provient d’une bataille surnaturelle sur mer quand Ahab avait quarante ans, tandis qu’un matelot de l’île de Man suggère sinistrement qu’elle était présente dès la naissance.

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