Appelez-moi Ishmaël. Il y a des années, me trouvant pauvre et sans but sur terre, j'ai décidé de prendre la mer et de voir le monde aquatique. C'est ma méthode pour guérir la mélancolie et réguler mon sang. Chaque fois que ma bouche devient sombre, ou que mon âme se sent comme un novembre humide et pluvieux, je sais qu'il est temps de partir. L'urgence devient irrésistible quand je m'arrête devant des cercueils, devant des entrepôts, que je suis des enterrements, ou que je ressens une impulsion maniaque de faire tomber les chapeaux dans la rue. Partir en mer est mon alternative au suicide. Tandis que Caton est mort par l'épée avec panache, moi je monte discrètement sur un navire. Cette impulsion n'est pas unique ; presque tous les hommes ressentent une attraction magnétique vers l'océan.
Il règle l’ancienne dispute sur la question de savoir si une baleine est un poisson en rejetant Linné et en se rangeant du côté de la tradition, invoquant le saint Jonas comme témoin. Une baleine, déclare-t-il, est un poisson qui souffle par une queue horizontale — cette définition est le fruit d’une méditation élargie. Les grandes divisions suivent : toutes les baleines se divisent en trois Livres principaux selon leur magnitude. Le Folio, l’Octavo et le Duodécimo. La première et plus grande catégorie, la Baleine Folio, comprend six chapitres : le Cachalot, la Baleine franche, le Rorqual, la Baleine à bosse, le Rorqual锯 et la Baleine de fond — tous des léviathans, attendant leur pleine révélation.
Ishmael présente le Cachalot comme le plus grand, le plus redoutable et le plus précieux commercialement des habitants du globe. Il rapporte les misconceptions historiques selon lesquelles le spermaceti était censé provenir de la Baleine franche et traité comme un médicament rare. Le nom « Cachalot » s’explique par un accident linguistique où le nom du produit fut transféré à la créature, une confusion que les marchands maintinrent pour accroître la valeur.
Ishmael classe la Baleine franche comme le léviathan le plus venerable, étant la première régulièrement chassée par l’homme pour ses fanons et son huile. Connue sous de nombreux noms parmi les pêcheurs, elle crée une obscurité concernant son identité. Ishmael rejette les tentatives de distinguer la Baleine franche américaine de la Baleine du Groenland anglaise, arguant que les naturalistes créent une complexité rebutante à travers des subdivisions non concluantes basées sur aucun fait déterminant.
Ishmael décrit le Rorqual comme un léviathan solitaire et misanthrope souvent vu par les passagers transatlantiques. Cette créature rapide évite à la fois ses propres semblables et la poursuite humaine, ressemblant à un Caïn banni marqué par une nageoire dorsale acérée qui projette des ombres comme un cadran solaire sur l’eau. Ishmael soutient que classer les baleines selon des caractéristiques spécifiques comme les fanons, les bosses ou les nageoires est impossible car ces traits apparaissent de manière incohérente à travers les différentes espèces. De telles combinaisons irrégulières ont ruiné chaque système de naturaliste. Puisque l’anatomie interne est tout aussi inutile pour le tri, il affirme que la seule méthode pratique est de classifier les baleines selon leur volume liberal entier. Ce système basé sur la taille est le seul qui puisse réussir.
La Baleine à bosse porte un paquet de marchand ambulant, a des fanons, une mauvaise huile, et est la baleine la plus ludique, barattant l’eau blanche.
Le Rorqual锯 tranchant, retiré, entrevu au large du Cap Horn, échappe à tous. Laissez-le aller.
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