Moby Dick; Or, The Whale cover
Narrative Pressure

Moby Dick; Or, The Whale

Il y a des années, me trouvant pauvre et sans but sur terre, j'ai décidé de prendre la mer et de voir le monde aquatique.

Melville, Herman 2001 204 min

Appelez-moi Ishmaël. Il y a des années, me trouvant pauvre et sans but sur terre, j'ai décidé de prendre la mer et de voir le monde aquatique. C'est ma méthode pour guérir la mélancolie et réguler mon sang. Chaque fois que ma bouche devient sombre, ou que mon âme se sent comme un novembre humide et pluvieux, je sais qu'il est temps de partir. L'urgence devient irrésistible quand je m'arrête devant des cercueils, devant des entrepôts, que je suis des enterrements, ou que je ressens une impulsion maniaque de faire tomber les chapeaux dans la rue. Partir en mer est mon alternative au suicide. Tandis que Caton est mort par l'épée avec panache, moi je monte discrètement sur un navire. Cette impulsion n'est pas unique ; presque tous les hommes ressentent une attraction magnétique vers l'océan.

Au-delà de l’expérience personnelle, Ismaël convoque la gloire des baleines célébrées. Parmi les baleiniers, certains léviathans acquirent une notoriété à travers les océans et les décennies. C’étaient des créatures si dangereuses que les marins prudents les saluaient de loin plutôt que de risquer une plus proche connaissance. Timor Tom hantait les détroits de l’Orient, ses flancs cicatrisés le désignant comme un vieux survivant. New Zealand Jack devint un nom synonyme de terreur parmi les navires croisant près des côtes tattooées. Morquan, appelé le Roi du Japon, crachait une colonne qui se sculptait parfois en une pâle croix contre le ciel. Don Miguel portait d’étranges marques sur son dos comme les inscriptions d’une langue perdue. Ces baleines portaient des noms aussi reconnaissables pour les marins que ceux des anciens conquérants. Certaines, comme New Zealand Tom et Don Miguel, furent finalement traquées par des capitaines qui levèrent l’ancre dans le but spécifique de mettre fin à leur règne.

Ishmaël se tourne ensuite vers ce que les terriens ignorent. Le public demeure ignorant du véritable tribut de la baleine parce que les désastres en mer ne sont pas rapportés. Un marin entraîné vers la mort au large de la Nouvelle-Guinée n’apparaîtra jamais dans aucun journal ; les routes postales ne peuvent acheminer de nouvelles depuis de telles eaux. Au cours d’un seul voyage dans le Pacifique, Ismaël parla avec trente navires, chacun ayant perdu des hommes à cause des baleines, et trois avaient vu des équipages entiers périr. Chaque lampe qui brûle dans un foyer confortable est allumée par de l’huile achetée avec du sang humain.

Le cœur de l’affidavit d’Ishmael aborde la capacité de la baleine à détruire intentionnellement. En 1820, l’Essex de Nantucket, sous le commandement du capitaine Pollard, poursuivit un banc de cachalots dans le Pacifique. Après que plusieurs eurent été blessés, un massive taureau se détacha du groupe et chargea le navire lui-même. Il frappa sa coque de son front, l’ouvrant si complètement qu’elle sombra en quelques minutes. Owen Chace, le premier lieutenant, nota ensuite que l’attaque semblait tout sauf accidentelle. La baleine fit deux approches séparées, toutes deux calculées pour maximiser les dégâts. Sa manière suggérait la fureur et un désir de vengeance. Pollard survécut à l’épreuve, mais après un deuxième naufrage lors d’un voyage ultérieur, il abandonna la mer pour toujours.

The original text of this work is in the public domain. This page focuses on a guided summary article, reading notes, selected quotes, and visual learning materials for educational purposes.

Project Gutenberg