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Narrative Pressure

Moby Dick; Or, The Whale

Il y a des années, me trouvant pauvre et sans but sur terre, j'ai décidé de prendre la mer et de voir le monde aquatique.

Melville, Herman 2001 204 min

Appelez-moi Ishmaël. Il y a des années, me trouvant pauvre et sans but sur terre, j'ai décidé de prendre la mer et de voir le monde aquatique. C'est ma méthode pour guérir la mélancolie et réguler mon sang. Chaque fois que ma bouche devient sombre, ou que mon âme se sent comme un novembre humide et pluvieux, je sais qu'il est temps de partir. L'urgence devient irrésistible quand je m'arrête devant des cercueils, devant des entrepôts, que je suis des enterrements, ou que je ressens une impulsion maniaque de faire tomber les chapeaux dans la rue. Partir en mer est mon alternative au suicide. Tandis que Caton est mort par l'épée avec panache, moi je monte discrètement sur un navire. Cette impulsion n'est pas unique ; presque tous les hommes ressentent une attraction magnétique vers l'océan.

Ishmaël cherche à élever la profession baleinière en retraçant sa lignée jusqu’aux héros mythologiques et religieux, affirmant qu’une immersion plus profonde dans ce métier révèle son immense antiquité et son honneur. Il identifie Persée comme le premier baleinier, citant le sauvetage chevaleresque d’Andromède d’un monstre marin, attesté par le squelette ancien exposé à Joppa. Affirmant que le dragon de saint George était en réalité une baleine, Ishmaël note que les textes bibliques confondent souvent les deux créatures et soutient que combattre un reptile terrestre offrirait moins de gloire. Il déclare que la baleine est le véritable gardien de l’Angleterre, suggérant que les baleiniers de Nantucket sont plus dignes de l’Ordre de Saint-George que les chevaliers eux-mêmes.

Ishmaël claims en outre Hercule comme membre involontaire de la fraternité pour avoir été avalé par une baleine, et établit un parallèle avec le prophète Jonas. Il atteint l’apogée de son argument avec la légende hindoue de Vishnoo, racontant comment le dieu s’incarna en baleine pour plonger au fond de l’océan et récupérer les Vedas sacrés nécessaires pour recréer le monde. Présentant un triumphal tableau des membres de Persée, saint George, Hercule, Jonas et Vishnoo, Ishmaël se vante qu’aucun autre club ne peut se targuer d’un tel roster de grands maîtres.

Ishmaël défend l’histoire de Jonas contre le scepticisme de Sag-Harbor, un autre baleinier. Comme les anciens doutes sur Hercule qui n’ont jamais rendu l’histoire fausse, les doutes de Sag-Harbor ne nient pas le fait. Il désigne l’illustration de sa Bible représentant une baleine à deux jets — une baleine franche dont la gorge est trop étroite pour avaler un homme. Ishmaël répond par la théorie de l’évêque Jebb selon laquelle Jonas se serait logé dans la bouche de la baleine. Aux objections gastriques, il offre des alternatives savantes : Jonas se cacha dans une baleine morte, s’échappa sur un navire nommé « La Baleine » ou s’accrocha à un gilet de sauvetage. Lorsque Sag-Harbor argue qu’aucune baleine ne pouvait voyager de la Méditerranée à Ninive en trois jours — les rivières trop peu profondes — Ishmaël propose un itinéraire via le cap de Bonne-Espérance, citant un prêtre portugais qui y voyait une magnification du miracle. Il condamne ce scepticisme comme une fierté impie, soulignant la foi turque et une mosquée honorant Jonas.

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