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Dangerous Knowledge

Frankenstein; or, the modern prometheus

L'ambition d'un jeune scientifique d'animer la vie crée une créature sensible, dont le rejet par l'humanité déclenche un cycle de vengeance qui détruit le créateur et tous ceux qu'il aime.

Shelley, Mary Wollstonecraft 1993 74 min

Victor Frankenstein, poussé par le désir de transcender les limites naturelles, assemble une créature humanoïde à partir de matière inanimée. Horrifié par sa création, il l'abandonne, incitant l'être à chercher vengeance pour son isolement. Le récit suit les conséquences catastrophiques de ce lien brisé, passant de l'Arctique glacial aux sereines Alpes suisses, alors que le créateur et la créature sont enfermés dans une quête mutuelle de ruine.

Prisonniers parmi des glaces mouvantes et un épais brouillard impénétrable, Robert Walton et son équipage sont témoins d’une figure gigantesque conduisant un traîneau à chiens à travers les plaines glacées lointaines. Cette étrange vue détourne leur attention de leur propre confinement périlleux, les remplissant d’un émerveillement sans réserve alors qu’ils regardent l’être disparaître au loin. Lorsque la glace se brise enfin, libérant le navire de sa prison gelée, les marins découvrent un second traîneau transportant un étranger européen dans un état misérable, au bord de la mort. Walton parvient difficilement à persuader l’homme épuisé de monter à bord, lui promettant la sécurité. Une fois à l’intérieur de la chaleur de la cabine, l’étranger s’effondre, ses membres presque gelés et son corps terriblement émacié par la fatigue et la souffrance. Walton le soigne jusqu’à ce qu’il reprenne conscience, observant ses yeux sauvages, qui fluctuent entre la folie et la bienveillance, et ressent immédiatement pour lui une affection fraternelle.

En apprenant que Walton est en voyage de découverte vers le pôle Nord, l’étranger révèle qu’il poursuivait la figure gigantesque aperçue plus tôt, qu’il appelle un « démon ». Il est dévasté d’apprendre que la créature a été aperçue se dirigeant vers le nord, car il avait espéré la rattraper. Malgré son chagrin profond et silencieux et sa noble allure, les manières de l’étranger sont si conciliantes que l’équipage s’intéresse à lui. Walton, ayant longtemps déploré son propre isolement, commence à aimer l’étranger comme un frère, observant avec admiration son esprit cultivé et son éloquence.

Walton partage avec enthousiasme ses propres ambitions scientifiques, déclarant sa volonté de tout sacrifier, même sa vie, pour l’acquisition de la connaissance et la domination sur la nature. Cette confession déclenche de manière inattendue une violente crise émotionnelle chez l’étranger. Il pleure et accuse Walton de partager sa folie, promettant que son propre récit fera rejeter à Walton la coupe de la connaissance dangereuse de ses lèvres. Une fois remis de ce paroxysme de chagrin, l’étranger s’enquiert du passé de Walton, validant son besoin exprimé d’un ami. Il parle de son ami perdu, la plus noble des créatures humaines, et avoue qu’il a tout perdu et ne peut recommencer une nouvelle vie, approfondissant la révérence de Walton pour lui.

Convaincu que Walton suit le même chemin destructeur qu’il a lui-même emprunté, l’étranger décide de raconter son histoire. Il espère que son récit servira de leçon pour guider ou consoler Walton, avertissant que l’accomplissement de tels désirs peut être un serpent qui pique l’âme. Il promet de commencer son récit le lendemain, et Walton décide de le consigner fidèlement, s’attendant à une histoire étrange, poignante et vraie.

L’étranger, ayant promis de partager son récit extraordinaire, commence sa narration au début, racontant ses origines et son histoire familiale à Genève.

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