Appelez-moi Ishmaël. Il y a des années, me trouvant pauvre et sans but sur terre, j'ai décidé de prendre la mer et de voir le monde aquatique. C'est ma méthode pour guérir la mélancolie et réguler mon sang. Chaque fois que ma bouche devient sombre, ou que mon âme se sent comme un novembre humide et pluvieux, je sais qu'il est temps de partir. L'urgence devient irrésistible quand je m'arrête devant des cercueils, devant des entrepôts, que je suis des enterrements, ou que je ressens une impulsion maniaque de faire tomber les chapeaux dans la rue. Partir en mer est mon alternative au suicide. Tandis que Caton est mort par l'épée avec panache, moi je monte discrètement sur un navire. Cette impulsion n'est pas unique ; presque tous les hommes ressentent une attraction magnétique vers l'océan.
Ishmael tente de se dégager de l’étreinte du marié, mais sent une égratignure et découvre une tomahawk endormie à côté de Queequeg comme un bébé au visage de hache. Après beaucoup de tortillements et d’exclamations bruyantes, il réussit à réveiller le harponnier. Queequeg se secoue comme un chien mou et s’assoit raidement, reconnaissant lentement Ishmael. Avec un geste surpren ant de civilité, il fait signe qu’il s’habillera d’abord et quittera la chambre à son compagnon de lit. Ishmael observe cette créature curieuse accomplir son étrange toilette, notant des comportements qui mettent en évidence sa nature hybride. Queequeg met son chapeau et ses bottes mais insiste pour ramper sous le lit pour accomplir ces derniers, un acte qu’Ishmael attribue à sa civilisation incomplète. Le harponnier se lave seulement la poitrine et les bras avant d’étonner Ishmael en dégainant son harpon, en aiguisant la pointe sur sa botte, et en utilisant l’acier tranchant comme un rasoir pour se raser le visage devant le miroir. Une fois terminé, Queequeg enfile sa veste de pilote et sort de la chambre en fanfare, portant son harpon comme un bâton de maréchal.
Ishmael descend au bar, saluant le propriétaire souriant sans malveillance malgré la farce du compagnon de lit de la nuit précédente. La salle se remplit d’une étrange compagnie de chasseurs de baleines, dont les teints météorisés par le soleil révèlent exactement combien de temps chacun a passé sur terre, allant de teintes fraîches et grillées aux bronzes délavés par des semaines sur le continent. Le visage barré de Queequeg se distingue parmi eux, suggérant la majesté des Andes. Quand le propriétaire appelle au repas, le groupe se déplace vers la table. Ishmael s’attend à des histoires de mer tumultueuses mais découvre un silence surprenable, embarrassé chez les chasseurs de baleines par ailleurs audacieux, qui regardent autour d’eux avec une timidité de moutons craintifs. Queequeg brise la tension non pas avec des mots, mais avec un calme suprême, utilisant son harpon pour attraper des biftecks à travers la table au détriment immédiat des autres convives. Après avoir ignoré le café et les petits pains pour de la viande saignante, Queequeg se retire dans la salle publique pour fumer sa pipe-tomahawk pendant qu’Ishmael sort se promener.
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