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Narrative Pressure

Moby Dick; Or, The Whale

Il y a des années, me trouvant pauvre et sans but sur terre, j'ai décidé de prendre la mer et de voir le monde aquatique.

Melville, Herman 2001 204 min

Appelez-moi Ishmaël. Il y a des années, me trouvant pauvre et sans but sur terre, j'ai décidé de prendre la mer et de voir le monde aquatique. C'est ma méthode pour guérir la mélancolie et réguler mon sang. Chaque fois que ma bouche devient sombre, ou que mon âme se sent comme un novembre humide et pluvieux, je sais qu'il est temps de partir. L'urgence devient irrésistible quand je m'arrête devant des cercueils, devant des entrepôts, que je suis des enterrements, ou que je ressens une impulsion maniaque de faire tomber les chapeaux dans la rue. Partir en mer est mon alternative au suicide. Tandis que Caton est mort par l'épée avec panache, moi je monte discrètement sur un navire. Cette impulsion n'est pas unique ; presque tous les hommes ressentent une attraction magnétique vers l'océan.

Le Samuel Enderby tire son nom du marchand londonien qui fonda la maison baleinière Enderby & Sons — une dynastie rivalisant avec les Tudors et les Bourbons en importance historique. En 1775, cette maison envoya les premiers navires anglais chasser régulièrement le cachalot. Les Nantuckétois avaient pioneered the chase half a century earlier, mais en 1778 l’Amelia, équipée par les seuls Enderby, doubla le cap Horn et devint le premier navire de quelque nation que ce soit à mettre à la mer un baleinier dans les mers du Sud. Sa cale revint pleine de précieux spermaceti, et son succès ouvrit les eaux du Pacifique au monde entier.

La maison poussa plus loin. Elle persuada le gouvernement britannique d’envoyer le Rattler dans un voyage de découverte baleinière, et en 1819 elle équipe la Syren pour les eaux lointaines du Japon. Ainsi le grand Banc de Baleine du Japon entra dans la connaissance générale. Tout honneur aux Enderby.

Ishmaël embarqua sur leur navire homonyme au large de la Patagonie à minuit et trouva un excellent gam qui l’attendait. L’équipage fit circuler du bon flip à raison de dix gallons l’heure ; quand une bourrasque frappa, ils prirent les huniers si haut qu’ils durent se hisser mutuellement dans les vergues. Le bœuf était coriace mais substantiel, les boulettes parfaitement globulaires et indestructibles. Le Samuel Enderby était un joyeux navire, son gaillard d’avant ruisselant de spiritueux et de bons compères.

Pourquoi cette hospitalité à bord des baleiniers anglais ? La réponse réside chez les Hollandais, qui les ont précédés dans la pêcherie et leur ont transmis leurs anciennes et grasses coutumes d’abondance. Ishmaël découvrit un ancien volume intitulé Dan Coopman — Le Merchant — qui détaillait les provisions pour 180 baleiniers hollandais : quatre cent mille livres de bœuf, un demi-million de livres de biscuits, près de trois mille barils de beurre, cinq cent cinquante ankers de gin et dix mille huit cent barils de bière. Ces statistiques submergent le lecteur de bonne humeur plutôt que de le dessécher.

En comptant trente hommes par navire, chaque marin recevait deux barils de bière pour douze semaines, plus sa part de gin. Que ces harponneurs imbibés puissent viser juste sur des baleines bondissantes semble douteux — et pourtant ils y parvenaient. Mais c’était loin au Nord, où la bière convient à la constitution ; à l’Équateur, elle rendrait un homme somnolent à son poste.

Les anciens baleiniers hollandais étaient de grands viveurs, et les Anglais n’ont pas négligé leur exemple. Quand on croise dans un navire vide, qu’on arrache au moins un bon dîner au monde. Et cela vide la décanteuse.

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